Freelensing

J’ai découvert le freelensing lorsque je shootais encore avec Canon ( en 2015) et donc ma vie était vachement plus simple si je voulais en faire. Vous allez comprendre !

caroline cuinet wellings

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A cette époque-là (genre il y a trois ans, c’est vieux!) on ne voyait pas autant d’images freelensed que ce que l’on voit maintenant. Et d’ailleurs c’est tant mieux que l’on en voit toujours plus. Le freelensed pour moi, c’est le jeu, c’est la liberté, c’est lâcher prise d’un résultat, c’est laisser un peu cet effet faire ce qu’il veut. Et ça, pour apprendre, sortir de sa zone de confort ou enfreindre les règles, et beh c’est génial.

Depuis, je suis passée chez Nikon (et ce n’est pas le débat du jour donc on en parlera pas), mais du coup, pour le freelensing, ça a compliqué les choses juste un petit peu. Mais ça ne m’empêche pas de m’y frotter de temps en temps, juste pour me prendre dans la face une bonne dose de lâcher prise, de frustration et de curiosité, tout mélangé.

caroline cuinet wellings

caroline cuinet wellings

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Vu que j’utilise le freelensing sans savoir encore comment maitriser mon objectif pour quel rendu, je me suis dit que j’allais pas faire semblant de savoir et du coup, j’ai préféré donner la parole à Holly Awwad, qui va justement vous décortiquer ce “mais-qu’est-ce-que-donc-que-ce-freelensing?”. Holly est mentor à Hello Storyteller et elle est aussi modératrice pour les comptes @projectfaceless, @the.portrait.collective et bien sûr @the_freelensed_project. Comptes tous à suivre du coup, au passage, pour des claques d’inspiration.

Holly (traduit)

“On me demande souvent des astuces pour faire du freelensing. En toute honnêteté, j’avais essayé pendant des années, sans succès. Et puis, l’été dernier, quelque chose s’est passé et maintenant que j’ai enfin compris, je suis complètement accro de cette technique. Elle prend du temps et de la patience, mais une fois que l’on a compris comment contrôler notre objectif pour obtenir l’effet désiré, cela ajoute vraiment de l’intérêt et de la profondeur à une image.


Tout le monde freelense (si si c’est un verbe qui est parfaitement acceptable) différemment. Personnellement, je préfère un endroit précis bien net avec le flou autour qui ajoute de l’intérêt. Mais en vérité, peu importe. Ce qui est important, c’est de laisser glisser, voire disparaitre les règles traditionnelles de photographie que l’on a connu et respecté jusqu’à présent.

AVANT de commencer, les objectifs CANON et NIKON fonctionnent de manière différente une fois détachés de l’appareil. Si vous shootez Canon, vous n’avez rien à toucher (à part point 2 ci-dessous). Si vous êtes avec Nikon, il faut bricoler un poil avec un morceau de carton, ou un morceau de paille ou une élastique, ou tous les moyens auxquels vous pouvez avoir recours pour laisser votre objectif “ouvert”. Quoi que vous choisissiez, restez délicat.

holly awwad

holly awwad

Bon, c’est parti. Comment ça marche ? Le freelensing c’est prendre une image alors que l’objectif n’est pas fixé sur l’appareil. L’objectif est gardé près de l’appareil et on le bouge en mouvements à peine perceptibles pour sélectionner là où sera la mise au point et ainsi réaliser un flou de rêve.

Marche à suivre:

1- Faites tous les réglages normalement sur la situation en face de vous. Je vous conseille vivement quelque chose qui ne bouge pas pour commencer.

2- Mettez l’objectif en MANUEL et sur le symbole “infini”.

holly awwad

holly awwad

3- Le fun peut commencer ! Détachez l’objectif de l’appareil et placez-le juste contre. Le moindre mouvement change beaucoup de choses donc allez-y doucement ! Pas besoin de trop éloigner l’objectif de l’appareil ou de le pencher. Bougez légèrement l’objectif de droite à gauche ou de haut en bas pour observer ce qui se passe. Si votre appareil a une fonction “live view” cela peut aider aussi. Prenez le temps d’observer ici les différents effets. Si c’est tout nouveau pour vous, habituez-vous aux sensations différentes. Vous pouvez bouger aussi !

holly awwad

holly awwad

“N’abandonnez-pas ! Apprendre à faire du freelensing, comme toute nouvelle chose à apprendre, n’est pas chose facile. Il faut se donner le temps de prendre le coup, et une fois que c’est fait, c’est de la magie pure !”

Noir & Blanc

On a émit nos goûts, nos perceptions…

“(…) j’ai surtout gardé de tout ça l’habitude d’inscrire et de garder en tête certains souvenirs seulement en noir et blanc. J’aime le mystère associé, la manière d’y percevoir les ombres, de pouvoir se concentrer sur les détails, les texture sans être perturbé par les couleurs. Les sensations que je perçois et qui ressortent de ces images sont souvent plus intenses chez moi.” Morgane Malgat.

“Je trouve que le noir et blanc apporte une intensité supplémentaire. Une photo de tous les jours en noir et blanc peut d’un seul coup me couper le souffle !” Aurélie Rhodier.

On s’est posé des questions:

“Le Noir et Blanc renforce-t-il le travail de photographes comme Alain Laboile ou Sally Mann ? Aurait-il été différent, mieux ou moins percutant en couleur ? N'ont-ils pas choisi le noir et blanc pour l'aspect intemporel et nostalgique étant donné qu'ils traitent le thème de l'enfance ? Ou bien le noir et blanc n'était-il pas une façon de rester homogène et consistant sur une série qui encourt sur plusieurs années ?” Sylvain Marchand.

On a essayé des trucs, on s’est gratté la tête. On a peut-être pas plus de réponses qu’au départ, mais on a quand même crée des choses qui nous resteront, commencé des réflexions, des bouts de pensées, on s’est rendu compte de trucs. Ou pas encore.

Angie Henrio

Angie Henrio

Alexandra Laurent.

Alexandra Laurent.